Au Québec


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Les coupes forestières sur notre territoire public sont visibles du ciel. Aiguisez votre oeil avec cette carte satellite !

Il existe 28 statuts d’aires protégées au Québec. Certains offrent une protection plus stricte (comme les réserves écologiques et les parcs nationaux), tandis que d'autres sont plus flexibles (réserve de biodiversité, réserve aquatique, refuge d’oiseaux migrateurs, etc.). Les statuts les plus reconnus au Québec sont sans doute ceux de parc national (Mont-Tremblant, Gaspésie, Mont-Orford, Grands-Jardins, etc.) et de parc national du Canada (Mauricie, Forillon, Mingan).

Parcs nationaux

Le réseau des parcs nationaux et fédéraux ne compte que pour 0,5 % du territoire québécois. Les status d’aires protégées les plus répandus sont ceux de réserve de biodiversité et de réserve aquatique (environ 3% du territoire québécois), deux nouveaux types d'aires protégées créés en 2002 dans le cadre de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel (LCPN). Ces statuts plus flexibles sont conçus pour recevoir une plus grande acceptabilité de la part des communautés locales et sont applicables à de grands territoires.

Réserves fauniques

Les réserves fauniques (La Vérendrye, des Laurentides, Mastigouche, etc.) ne sont pas des aires protégées car elles permettent la coupe forestière industrielle et l’exploitation minière et hydroélectrique. Les Zones d’exploitation contrôlée (ZEC), les pourvoiries et les clubs privés ne sont pas des aires protégées car elles n’ont aucun statut légal et les activités industrielles peuvent être effectuées sur ces territoires.

Un maigre 8 %

À ce jour, seulement 8,12 % du territoire québécois est protégé contre toute activité d’exploitation industrielle des ressources voir carte. Toutes les aires protégées du Québec sont repertoriées dans le registre officiel sur les aires protégées du Québec.

Le gouvernement du Québec divise le territoire en 13 provinces naturelles. Cette division vise à sectoriser les différents grands écosystèmes du Québec, et permet de s’assurer que le réseau d’aires protégées représente l’ensemble des écosystèmes et de la biodiversité. À ce jour, certaines provinces naturelles demeurent très peu protégées, notamment les basses-terres du Saint-Laurent (province B) et l'estuaire du Golfe du Saint-Laurent (province G, en excluant l'île d'Anticosti).

Quel est l’objectif de protection fixé par le gouvernement?

Suite au Sommet de la Terre de Rio en 1992, Jean Charest, alors ministre fédéral de l’Environnement, fixait comme objectif la protection de 12 % du territoire de chaque province canadienne au sein d’un réseau d’aires protégées.

En 2000, moins de 1 % de la superficie du Québec était protégée. Afin de combler cet important retard, le Québec s’est engagé, avec la Stratégie québécoise sur les aires protégées (SQAP), à protéger en 2005 un total de 8 % de son territoire, de façon à représenter la biodiversité de l’ensemble de la province. Une première marche est donc atteinte... après trois ans d'attente!

Une vision beaucoup plus ambitieuse que 8% sera nécessaire pour assurer la protection de la biodiversité et des écosystèmes.

D'ailleurs, la SNAP a déjà identifié plusieurs sites prioritaires qui contribueront à améliorer la qualité du réseau québécois d'aires protégées, bien au-delà du 8%. Notre mission : protéger au moins 50 % de notre territoire, qu'il soit marin, d'eau douce ou terrestre. Voilà ce qui ferait de nous de véritables leaders en matière de conservation de la nature!