CPAWS logo
Accueil  | Notre travail  | La SNAP  | Médias, publications et bien plus  | Événements  | Impliquez-vous  | Liens  | cpaws.org  | English

Audiences sur le projet de parc national des Lacs-Guillaume-Delisle-et-à-L’Eau-Claire : Une bonne nouvelle - mais un processus à améliorer

23.04.08

Montréal, 14 avril 2008 – La Société pour la nature et les parcs du Canada – section Québec (SNAP-Québec) se réjouit de l’annonce de la tenue prochaine d’audiences publiques sur la création du parc national des Lacs-Guillaume-Delisle-et-à-L’Eau-Claire, situé au Nunavik. Cependant, dans une lettre envoyée aujourd’hui, la SNAP demande à la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Mme Line Beauchamp, de revoir le processus de consultation menant vers la création du parc, afin qu’il respecte davantage les normes de celui du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

Un site exceptionnel
Seize ans après la mise en réserve du territoire afin d’y créer un parc, la tenue des audiences à venir devrait enfin permettre de concrétiser la conservation de ce lieu exceptionnel, et la SNAP participera avec enthousiasme. Regorgeant de beautés sauvages, d’une flore et d’une faune diversifiée, le parc en serait un des plus remarquables au Québec – et avec une superficie totale proposée de plus 15 000 km², il en serait aussi le plus grand.

La SNAP croit néanmoins qu’à la lumière des problèmes associés à la consultation sur le projet de parc national Kuururjuaq en mars 2007, Québec se doit d’en tirer des leçons afin d’améliorer le processus. « Plus d’un an après la tenue des audiences sur le parc Kuururjuaq, le public attend toujours la publication des mémoires et le rapport des analystes. Entre temps, on risque de perdre des sites proposées comme agrandissements au futur parc», a souligné John O’Driscoll, président de la SNAP Québec.

Craignant que le manque de transparence et le retard pris dans cet autre dossier aient miné la qualité, et même l’utilité, de la contribution du public, la SNAP demande à Mme Beauchamp de tout mettre en œuvre cette fois-ci pour la favoriser, l’optimiser, et en tenir compte. Considérant que pour ce faire, il est essentiel que les informations soient le plus accessibles possibles et que le processus soit le plus ouvert possible, la SNAP demande donc un processus comme celui utilisé par le BAPE lors des audiences sur les projets de réserves de biodiversité et de réserves aquatiques.

En clair, cela comprendrait une séance d’informations, suivie dans un deuxième temps, par la présentation des mémoires, et se terminant par un rapport officiel soumis au ministre et éventuellement rendu public. Pendant tout le processus, l’ensemble des documents relatifs aux audiences devrait en outre être rapidement accessible au public.
-30-

La SNAP est, depuis maintenant 45 ans, la voix canadienne pour la protection de la nature sauvage.

Pour toute information :
Sophie Paradis
Coordonnatrice aux communications
SNAP
514 278-7627