Une montagne de révélation sur la vraie situation financière de la station Orford.
05.04.06
Orford, le 5 avril 2006 - Lors de la conférence de presse, la Coalition SOS Parc Orford, a exposé son
analyse sur les états financiers de Mont Orford inc., entreprise qui gère la station du Centre de ski du
Mont Orford; ces documents ont été rendus publics la semaine dernière par le ministre de l’environnement
M. Claude Béchard. Le ministre Béchard se sert du prétexte des difficultés financières du Centre de ski
pour justifier la vente d’une partie du Parc du Mont Orford. La Coalition SOS Parc Orford entend démontrer
que même cette raison ne tient pas debout. En effet, les difficultés financières alléguées, comme en
témoignent les chiffres déposés, relèvent plus de l’incompétence du gestionnaire que de la double
vocation du parc.
Selon Jacques Saint-Pierre, président du comité économique de la coalition, « ces états financiers
démontrent que le déficit accumulé de 3 millions de dollars est difficilement justifiable et révèle une
gestion qui s’écarte énormément des normes de l’industrie du ski au Québec ».
Une comparaison entre les états financiers de Mont Orford inc. et l’étude économique et financière des
stations de ski du Québec, publiée par le professeur Michel Archambault de l’École des sciences de la
gestion de l’UQÀM, permet de discerner en quoi, le Centre de ski du Mont Orford, sous la gestion de Mont
Orford inc., ne performe pas comme les autres centres de ski du Québec.
En effet, pour la saison 2003-2004 (dernier exercice pour lequel nous avons les données de l’entreprise),
on doit constater que Mont Orford inc. présente :
• des frais d’administration de 23,9 % à Orford, en regard de 13,7 % pour l’industrie;
• des frais d’amortissement de 15,1 % à Orford, en regard de 10,2 % pour l’industrie;
• des frais financiers de 6,9 % à Orford, en regard de 3,2 % pour l’industrie.
Les représentants de la coalition se questionnent: « que cachent ces frais d’administration démesurés et
pourquoi avoir fait des choix d’équipements de remontées mécaniques inhabituels, entraînant une hausse
vertigineuse des dépenses d’amortissement et de frais financiers? » Cela reflète des décisions prises par
l’entrepreneur actuel qui l’ont conduit à de piètres résultats financiers.
Selon la Coalition SOS Parc Orford, si l’entreprise Mont Orford inc. avait respecté les coutumes de cette
industrie, non seulement n’aurait-elle pas perdu 3 millions de dollars, tels que démontrés aux tableaux
financiers présentés par la Coalition, mais elle aurait plutôt réalisé des profits. Quel signal lance le
gouvernement aux entrepreneurs de cette industrie, en promettant le remboursement des pertes de cette
station et en y procédant par la vente de terrains du Parc national du Mont Orford ? Même monsieur
Fernand Magnan, qui a géré le Centre de ski du Mont Orford de 1980 à 1998 a confirmé au Journal La
Tribune le 28 mars dernier : « Je ne perdais pas d’argent avec mes activités dans le temps au centre de
ski ».
Cette décision du gouvernement est non-pertinente et improvisée en plus d’être motivée par
des intérêts privés au mépris des intérêts de la collectivité. La décision du gouvernement Charest
est donc illégale au regard de la Loi sur les parcs qui prévoit la protection permanente du territoire situé
dans le parc et qui interdit la vente ou l’échange de ces terrains. L’idée de recourir à une loi spéciale pour
contourner la Loi sur les parcs, et autoriser la vente des terrains est socialement inacceptable. En plus, le
gouvernement fait fi de la démocratie, comme en fait foi l’opposition à ce jour, qui compte plus de 31 000
citoyennes et citoyens du Québec, a précisé, monsieur Robert Benoit, membre du comité
économique de la Coalition SOS Orford.
Note : Pour toutes entrevues et ou pour obtenir les tableaux financiers présentés, veuillez
communiquer avec monsieur Jacques Saint-Pierre au (514) 987-3000 poste 4680.
- 30 -
AU SUJET DE LA COALITION SOS PARC ORFORD
La coalition SOS Parc Orford a été créée officiellement le 12 mars dernier, avec l'objectif de
mettre fin aux démarches de vente d'une partie du parc menaçant ainsi l’intégrité écologique et
territoriale du parc national du Mont-Orford, suite à une décision en ce sens du gouvernement
du Québec. Elle regroupe les partenaires principaux suivants: Société pour la nature et les
parcs du Canada (SNAP), Nature Québec / UQCN, CREE, Regroupement Orford pour un parc
sans condos auquel s’ajoutent, en date de ce jour, plus de 31 000 citoyennes et citoyens du
Québec.
SOURCE : COALITION SOS PARC ORFORD / WWW.SOSPARCOROFORD.ORG
Information : Claude Dallaire, coordonnateur – Cellulaire : (819) 578-7083
