PROTECTION DE LA RIVIÈRE MOISIE : La SNAP se réjouit de la création de cette grande aire protégée et recommande que la protection s’étende à l’ensemble du bassin versant
08.06.05
Montréal, le 8 juin 2005 – Dans le cadre des consultations publiques qui reprennent aujourd’hui à Sept-îles, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) recommande que l’ensemble du bassin versant de la rivière Moisie soit inclus dans l’aire protégée afin d’assurer une meilleure intégrité écologique du site et une protection accrue des habitats du saumon et du caribou forestier.
Le 8 février 2003, le gouvernement du Québec annonçait la mise en réserve de 3 898 km2 de territoire sur la rivière Moisie, soit près du cinquième de son bassin versant, à des fins de conservation des milieux aquatiques et de la biodiversité. La réserve aquatique de la rivière Moisie, constituée en vertu de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel, interdit les activités industrielles comme la coupe forestière, les activités minières et le développement hydroélectrique tout en maintenant la rivière accessible aux nombreux utilisateurs, notamment les pêcheurs et les canoteurs.
La SNAP se réjouit de la création d’une grande aire protégée sur la rivière Moisie et souhaite que la réserve aquatique obtienne rapidement son statut permanent de protection. Devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) mandaté pour cette consultation, la SNAP s’interroge toutefois sur le choix des limites pour l’aire protégée, particulièrement sur le rejet de certains territoires d’intérêt pour la conservation. Dans ses recommandations, la SNAP suggère d’étendre la protection à l’ensemble du bassin versant.
« Avec le déclin radical des montaisons de saumon sur la Moisie, il nous apparaît essentiel de protéger les tributaires importants pour le frai de cette espèce, notamment la rivière Ouapetec considérée comme La pouponnière à saumon » déclare Jean-François Gagnon, directeur pour la section québécoise de la SNAP. « De plus, l’ajout du sous-bassin de la Ouapetec permet de protéger des habitats importants pour le caribou forestier, une espèce sensible aux activités humaines et qui a été récemment désignée espèce vulnérable au Québec », renchérit M. Gagnon.
La SNAP espère obtenir promptement l’agrandissement de la réserve aquatique de la rivière Moisie et son statut permanent de protection. À ce jour, aucun des sites mis en réserve dans le cadre de la Stratégie québécoise sur les aires protégées n’a obtenu de désignation permanente et ce, même si 18 mois se sont écoulés depuis les consultations publiques pour les premiers sites. « Cette cadence nous inquiète et des efforts substantiels devront être déployés dans les prochains mois pour consulter la population dans les délais prévus dans la loi », souligne M. Gagnon.
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Source : Jean-François Gagnon, Directeur général SNAP-Montréal 514-278-7627
