Aires marines de conservation
En avril 2008, la SNAP a publié un important rapport sur les longs délais accusés par le Canada dans la création d’un réseau national d’aires marines protégées. Avec l’établissement du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent en 1997, le Québec est devenu un pionnier dans l'établissement de parcs marins au pays. Bien que leur but ultime soit la protection de sites, les parcs marins sont devenus des piliers dans la promotion du territoire auprès des touristes. Les visiteurs peuvent ainsi en apprendre davantage sur la protection des écosystèmes marins.
Avec un littoral de plus de 12 000 km où prospèrent une faune et une flore incroyablement diversifiées, les Québécois se doivent donc de gérer respectueusement cette richesse collective. Malheureusement, il y a eu un arrêt dans l'établissement de parcs marins dans cette région et la SNAP travaille sur plusieurs projets d’aires marines de conservation, notamment aux Iles-de-la-Madeleine.
Qu’est-ce qu’une aire marine protégée (AMP) ?
Un espace maritime dont l’accès est interdit à des activités industrielles d’envergure telles que l’exploration et l’extraction minières, la prospection séismique et le chalutage par le fond. Les AMP minimisent les impacts des perturbations humaines et contribuent donc à soutenir des écosystèmes en santé où la biodiversité est florissante et les stocks de poissons peuvent se reconstituer.
Au Canada, les écosystèmes marins sont protégés sous trois désignations différentes :
(1) Environnement Canada peut protéger la faune et les habitats de la faune par l'établissement de Réserves nationales de faunes (RNF) et de Refuges d’oiseaux migrateurs (ROM). Au Québec, ces sites incluent un nombre d'estuaires/marécages le long des rives du Saint-Laurent. Ces sites, cependant, ne protégent pas la portion marine (« l'eau ») de leurs zones.
(2) En 2002, la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada a été adoptée, donnant à Parcs Canada juridiction sur les Aires marines nationales de conservation (AMNC). Les AMNC protègent les fonds marins, l’eau se trouvant au dessus ainsi que toutes les espèces présentes. Bien que le tourisme et les activités de pêche traditionnelles sont permis dans quelques zones des AMNC, l’immersion de déchets en mer, l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures, la pêche à grande échelle et la pêche au chalut, et l’exploitation minière sous-marine sont interdit. Le Parc Marin Saguenay-Saint-Laurent est une AMNC mais est ordinairement désigné comme étant un parc marin parce qu'il a été établi avant que l'Acte soit officiellement adopté.
(3) En 1997, la Loi sur les océans a été adoptée, donnant au Ministère des Pêches et des Océans (MPO) une législature pour l’établissement de Zones de protection marines (ZPM). Ces zones peuvent être établies à plus de 200 miles marins du littoral et sont choisies pour protéger les ressources de la pêche et celles non reliées à la pêche, les espèces en voie de disparition ou menacées, les zones marines de grande biodiversité et productivité et les habitats uniques. Au Québec, le MPO examine le besoin d’une ZPM pour protéger les mammifères marins et leur habitat. Cette ZPM serait dans une zone adjacente au Parc marin Saguenay-Saint-Laurent et serait la première ZPM au Québec. Le comité aires marines de la SNAP est également actif dans le lobbying contre l'exploration pétrolière et gazière dans le Golfe du Saint-Laurent. Nous croyons que cet habitat est particulièrement vulnérable aux effets négatifs potentiels de l’exploration autant en raison de sa physiogéographie unique qu’en raison du nombre de personnes dépendantes sur ses riches ressources marines (pêches et tourisme).
Engagements du Canada en matière d’AMP :
Engagements nationaux :
1992 – Engagement formel de compléter le réseau canadien des aires protégées
2002 – Stratégie sur les océans du Canada
2004 – Plan d’action canadien pour nos océans
2005 – Budget fédéral
2007 – Budget fédéral
Engagements internationaux :
2002 – Sommet mondial sur le développement durable
2003 – Congrès mondial sur les parcs
2004 – Convention sur la diversité biologique
