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Pascagama

Assinica

Parc patrimonial cri d’Assinica

Autrefois, cette région du Nord-du-Québec était un important territoire pour la traite de fourrures. Les communautés autochtones y troquaient leurs peaux de castors contre des armes à feu ou de la nourriture. Déclarée réserve faunique Assinica, les Cris d’Oujé-Bougoumou portent maintenant avec passion le projet de Parc patrimonial cri d’Assinica afin de protéger ces vastes étendues sauvages. Ce territoire majestueux et pratiquement inexploité recouvre les plus grands plans d’eau du Québec. La réalisation de ce projet permettra la protection d’attributs naturels et culturels exceptionnels et la mise en place d’un développement économique viable pour la communauté et la région du Nord-du-Québec. La SNAP et ses partenaires ont jugé prioritaire ce projet de parc.

Objectifs :

La création de ce parc permettrait :

  1. Projet de parc de 6000 km² au sein de la réserve faunique Assinica dont la superficie totale est de 11 000 km².
  2. D’augmenter d’environ 0.35 % la superficie protégée au Québec et d’ainsi rapprocher la province de ses engagements nationaux et internationaux. Les promesses s'accumulent en ce qui concerne l'atteinte du minimum de 8 % de territoires protégés et pourtant, le gouvernement du Québec n'a pas bougé depuis février 2007.
  3. De mettre en place un développement basé sur l’écotourisme et l’échange interculturel permettant des retombées à courts, moyens et longs termes pour la communauté et la région.
  4. De protéger de vastes forêts matures fréquentées par trois hardes de caribous forestiers (hardes Assinica, La Trève et Broadback), espèces classées « vulnérable » au Québec et « menacée » au Canada.
  5. De conserver des sites archéologiques d’une grande valeur culturelle et spirituelle permettant d’honorer les activités et les valeurs traditionnelles cries.
  6. De maintenir en place des écosystèmes encore intacts et les services écologiques qu’ils rendent, tout en luttant contre les changements climatiques.
  7. De concrétiser la mise en place du plan de rétablissement du caribou forestier en protégeant de vastes territoires nécessaires à sa survie.

Des négociations qui piétinent 

Malgré l’inclusion du projet dans l’entente de la « Paix des Braves», l’accord des diverses instances gouvernementales touchées, la mobilisation de la communauté crie, l’intérêt écologique marqué, le fort potentiel de développement écotouristique et l’appui des groupes environnementaux, les négociations stagnent depuis 2002.

Le gouvernement s’obstine à ne vouloir protéger que les secteurs non forestiers (une proportion de 49% du territoire de la proposition de ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) est constituée de lacs, de rivières et de tourbières), excluant les habitats essentiels du caribou forestier ainsi que les sites archéologiques de valeur. Ainsi, à peine 2000 km² seraient cédés par le MRNF malgré l’insistance du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs à protéger de plus grands territoires.

Notons que le projet de parc Assinica est situé dans la province naturelle des hautes-terres de Mistassini où moins de 5 % des terres forestières sont protégées.