Océans et eau douce

Océans et eau douces

Source Wikipedia

En avril 2008, la SNAP a publié un important rapport sur les longs délais accusés par le Canada dans la création d’un réseau national d’aires marines protégées. Avec l’établissement du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent en 1997, le Québec est devenu un pionnier dans l'établissement de parcs marins au pays. Bien que leur but ultime soit la protection de sites, les parcs marins sont devenus des piliers dans la promotion du territoire auprès des touristes. Les visiteurs peuvent ainsi en apprendre davantage sur la protection des écosystèmes marins.

Avec un littoral de plus de 13 000 km où prospèrent une faune et une flore incroyablement diversifiées, les QuébécoisEs se doivent donc de gérer respectueusement cette richesse collective. Malheureusement, il y a eu un arrêt dans l'établissement de parcs marins dans cette région et la SNAP travaille sur plusieurs projets d’aires marines de conservation, notamment aux Iles-de-la-Madeleine.

Cette année, la SNAP Québec a organisé le tout premier Symposium sur les aires marines protégées du Québec afin que les différentes parties prenantes du milieu marin, tant les Premières Nations, les scientifiques, les environnementalistes, les industriels et les représentants de divers paliers gouvernementaux, partagent leur savoir et mettent en commun leurs efforts pour conserver cette richesse qu'est le Québec marin.

Dans le cadre de la Journée mondiale des océans (8 juin 2010), la SNAP Québec a lancé une pétition afin que le gouvernement du Québec s'active dans la protection du milieu marin québécois. Signez notre pétition afin que plus d'un pourcent des aires marines québécoises soient protégées.

Manicouagan

Grandes Bergeronnes - photo JM Frappier FlickR

Portrait

La péninsule de Manicouagan se situe sur la rive nord de l’estuaire du Saint-Laurent, à l’ouest de la ville de Baie-Comeau. Le milieu marin de ce secteur est l’un des plus productifs du Saint-Laurent. En effet, la rencontre des eaux salées de l’estuaire maritime avec les eaux douces des rivières Betsiamites, aux Outardes et Manicouagan créent des conditions de température, de salinité et de nourriture favorables pour la prolifération des algues microscopiques qui sont à la base de la chaîne alimentaire. Cette abondance de phytoplancton est profitable pour une myriade d’espèces d’invertébrés, de poissons, de baleines, de phoques et d’oiseaux qui viennent s’alimenter dans le secteur.

De nombreux marais salés très productifs se retrouvent en périphérie de cet immense garde-manger. Des herbiers de zostères marines servant d’abri, de sites d’alimentation et de frai pour plusieurs espèces marines sont aussi présents sur le territoire. Les battures sablonneuses sillonnant le paysage servent d’habitat aux plus importants bancs de myes du Québec. De plus, ces battures sont prisées par la seule espèce de phoque résidant à l’année dans le Saint-Laurent, le phoque commun, qui vient y mettre bas et se reposer. Le secteur de la péninsule de Manicouagan est fréquenté de façon saisonnière par certaines espèces figurant sur la liste des espèces en périls du Canada comme le rorqual bleu, le béluga du Saint-Laurent, le marsouin commun, le rorqual commun, la morue franche, le bar rayé et l’anguille d’Amérique.

Signez notre pétition pour protéger nos milieux marins!!!!
Menaces

  • Détérioration des marais.
  • Surexploitation commerciale des bancs de myes communes.
  • Destruction et détérioration des habitats des espèces en péril par la pollution chimique, perturbations dues aux activités humaines et le développement côtier.
  • Contamination des eaux due aux systèmes de traitements des eaux usées non adéquats de certaines municipalités.
  • Risque de déversement pétrolier par les navires.
  • Changements climatiques.


Tentative de protection

Suite à une proposition par le Parc Nature de Pointe-aux-Outardes, le ministère des Pêches et des Océans du Canada a sélectionné en 1998 la région de la péninsule de Manicouagan pour créer une zone de protection marine (ZPM). Cette zone protégerait les secteurs marin et côtier de la péninsule de Manicouagan entre la rivière Manicouagan et la rivière Betsiamites et au large jusqu’à une profondeur de 300 m, soit jusqu’au chenal Laurentien (MPO, 2008). La superficie ainsi protégée serait de 543 km². Les consultations publiques ont révélé l’appui de la population pour la ZPM. Depuis 2006, le projet semble sur la glace puisque le projet de la ZPM n’est toujours que sur papier.

But de la SNAP Québec

La SNAP Québec a le devoir de catalyser le processus de création de la future ZPM Manicouagan dans le but de protéger cet écosystème biodiversifié et productif.

Liens :

Parc Nature de Pointe-aux-Outardes
ZIP rive nord de l’estuaire
Pêches et Océans

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