Bulletin Janvier 2010

La Société pour la nature et les parcs du Canada - Section Québec

Bulletin Janvier 2010

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2010 Année internationale de la biodiversité

La problématique des gazs à effet de serre et des changements climatiques occupe présentement une grande part de l’espace médiatique. C’est bien… mais il ne faudrait pas que cela nous fasse perdre de vue d’autres enjeux tout aussi inquiétants. Le rapide déclin de la biodiversité mondiale est un de ces enjeux et le problème est suffisamment grave pour les Nations Unies aient décrété 2010 comme étant l’Année internationale de la biodiversité. Les espèces disparaissent de la surface de la Terre à un rythme accéléré et cette hémorragie doit absolument être stoppée.

Le Québec n’y échappe pas et plusieurs espèces autrefois présentes au Québec ne s’y retrouvent plus et ont même été carrément rayées de la surface de la Terre : l’eider du Labrador, le Grand pingouin, la tourte, la patelle des zostères (un mollusque) et la drave de Pease (une plante) ne sont plus qu’un triste souvenir. D’autres espèces disparues du Québec sont encore présentes ailleurs. C’est le cas par exemple du wapiti, du bar rayé du Saint-Laurent et du courlis esquimau. De coûteux programmes de réintroduction permettent parfois de réimplanter ces espèces au prix d’énormes efforts. C’est ainsi que le bar rayé commence timidement à fréquenter de nouveau les eaux du Saint-Laurent. Mais, comme en toute chose, mieux vaut prévenir que guérir!

Au Québec plus de 500 espèces fauniques et floristiques sont actuellement désignées vulnérables, menacées ou sont susceptible de l’être : chevalier cuivré, carcajou, caribou forestier, béluga du Saint-Laurent, rainette faux-grillon de l’Ouest, la liste est très longue. La surexploitation et la pollution sont bien sûr au banc des accusés, mais le coupable principal est sans contredit la perte d’habitats. Difficile de survivre lorsque son milieu de vie est détruit!

Toutes les interventions humaines sur le territoire, que ce soit les opérations forestières ou minières, les installations hydroélectriques, l’agriculture ou même la construction domiciliaire devraient toujours s’assurer de ne pas avoir d’impacts sur les espèces rares et menacées tout en veillant à ne pas augmenter le nombre d’espèces en péril. C’est un des principes du développement durable.

Mais ces mesures ne sont pas suffisantes et elles doivent être appuyées par un réseau solide d’aires protégées. En effet, la création d’aires protégées s’avère un des moyens les plus efficaces pour protéger les habitats essentiels (milieux humides, vieilles forêts, tourbières, etc.) et éviter que des espèces se retrouvent en danger de disparition. De plus, les aires protégées sont utiles comme ultimes refuges pour protéger les derniers habitats des espèces les plus rares et les plus menacées. La SNAP travaille dans ce sens depuis plusieurs années, entre autre en demandant la protection d’au moins 50 % de notre nature sauvage.
La protection de toute notre biodiversité, il faut y voir, car la perte d’une espèce, c’est vraiment pour toujours.

Sylvain Archambault, membre de notre équipe depuis de nombreuses années, occupe maintenant les fonctions de responsable des aires protégées et de l'utilisation du territoire.




Chaque mois, une espèce en danger


Photo de Brent Danley

Depuis nombre d’années, la SNAP Québec alerte les gouvernements canadien et québécois sur cette préoccupante situation et leur demande d’intervenir rapidement afin de conserver d’importants territoires pour le maintien de biodiversité.

À chaque mois de cette année cruciale, la SNAP Québec mettra en vedette une espèce dont la survie est menacée et présentera les solutions pour éviter le déclin et l’appauvrissement de notre biodiversité car nombreux sont les services qui dépendent de celle-ci (filtration de l’eau et de l’air, captage de CO2, source de nourriture, de médicaments…). Il est donc primordial de protéger notre nature sauvage parce qu’il en va aussi de notre propre survie.

2010 commence donc avec la population de phoques communs du secteur des lacs des Loups Marins (Phoca vitulina mellonae), situé au Nunavik, à l’est de la Baie d’Hudson. Cette espèce de phoque commun est unique, étant la seule au monde à vivre en permanence en eau douce. Selon les plus récentes données, cette population ne comprendrait qu’entre 100 et 500 individus et est reconnue au niveau fédéral comme étant en voie de disparition.

Pour en savoir davantage, lisez notre fiche d'informations à propos de cette sympatique bête.

D'ailleurs, pour regarder l'année de la bioversité en photo, visitez Terra Nostra, site québécois de trois photographes amoureux de nature qui se sont donnés comme mandat la publication d'une photo chaque jour composant 2010 de notre nature sauvage.


Restigouche - 3000 signatures d'ici avril pour sa protection

Le bassin versant de la rivière Restigouche est l’un des plus spectaculaires dans l’Est du pays. Couvrant plus d’un million d'hectares à la frontière de la Gaspésie et du Nouveau-Brunswick, il est reconnu internationalement comme étant le plus important habitat du saumon de l’Atlantique et du lynx du Canada.

Les montagnes brumeuses, les forêts majestueuses et les rivières sauvages font de cette région une destination de classe mondiale pour l’écotourisme, les aventures en plein air et la pêche. Hélas, malgré cette renommée et la beauté de cette nature encore sauvage, moins d’un pourcent du bassin versant est protégé du développement au Nouveau-Brunswick. Du côté québécois, il ne bénéficie que de minimes protections.

Une pétition est en ligne actuellement pour demander aux premiers ministres du Québec et du Nouveau-Brunswick de protéger ce bijou aux deux frontières.

D'ici avril, nous avons besoin de 3000 signatures. Signez ici.


Nouveau coordonnateur-stagiaire à la SNAP Québec

L'équipe de la SNAP Québec est heureuse d'accueillir Mohamed Khoudja qui assistera Patrick Nadeau, directeur de la conservation, dans les dossiers de foresterie et de conservation de la SNAP Québec. Bachelier en géographie de l’université du Québec à Montréal, Mohamed Khoudja s’intéresse de près à tout ce qui touche l’aménagement du territoire. Ses études l’ont amené à s’intéresser à différents dossiers mêlant l’environnement et l’occupation humaine du territoire, que ce soit au Québec, en Argentine ou en Louisiane. Ayant grandi en Gaspésie, il a vite été conscientisé par l’importance de la conservation des paysages naturels du Québec, qu’ils soient vierges ou habités. Il apprécie d’ailleurs la randonnée pédestre et le longboard, tout comme le dessin et les percussions.



Bénévoles

Envie de passer du temps avec la SNAP Québec ? Nous avons toujours besoin d'un coup de main et nos bénévoles sont toujours accueillis avec chocolat et café !

Graphistes, fous du Web et de la programmation, amoureux du public, de biologie ou de communication, venez joindre les rangs de la SNAP Québec !

D'ici à l'automne prochain, nous avons de nombreuses et sympatiques tâches à accomplir telles que de la rentrée de données, la tenue de kiosques dans les magasins MEC et la recherche de nouveaux membres.

Contactez Sophie Paradis au 514 278-7627 begin_of_the_skype_highlighting              514 278-7627      end_of_the_skype_highlighting poste 221 et dites OUI au bénévolat à la SNAP !