Un nouveau rapport montre l'importance de la forêt boréale canadienne dans les négociations sur le changement climatique
Ottawa, 12 novembre 2009 - Un rapport scientifique publié aujourd’hui par l'Initiative boréale canadienne arrive en soutien au travail de la SNAP afin de convaincre le Canada et les autres pays développés à prendre en compte l’importance des forêts dans le prochain accord international sur les changements climatiques. Le rapport conclut que la forêt boréale emmagasine près de deux fois plus de carbone par hectare que les forêts tropicales.
Le rapport, intitulé The Carbon the World Forgot, identifie les forêts boréales de l'Amérique du Nord, non seulement comme la pierre angulaire de l'habitat pour des espèces de mammifères phares, mais aussi comme étant l'un des plus importants réservoirs de carbone dans le monde, soit un stockage équivalent à 26 années d’émissions mondiales issues de la combustion de combustibles fossiles, fondées sur les niveaux des émissions de 2006.
Globalement, ces forêts emmagasinent 22 pour cent de la totalité du carbone accumulé sur la surface de la terre.
« La comptabilisation passée a grandement sous-estimé la quantité et la profondeur du carbone emmagasiné dans la forêt boréale et ses sols », explique Jeff Wells, qui a participé à la rédaction du rapport.
« Nous espérons que cette nouvelle preuve convaincra le Canada et l’amènera à jouer un rôle de leader dans les négociations sur les changements climatiques lors de la rencontre internationale qui se tiendra à Copenhague, en décembre prochain. Jusqu'à présent, le gouvernement canadien traîne la patte, et tous les pays développés rechignent à l'idée qu'ils doivent mettre en place de nouvelles règles pour la comptabilisation des émissions provenant du déboisement », affirme Chris Henschel, spécialiste des forêts et des changements climatiques à la SNAP
Chris Henschel a assisté aux négociations internationales sur les changements climatiques au cours des deux dernières années et est une référence dans ce domaine tant à l’échelle canadienne qu’internationale au sein des groupes environnementaux qui travaillent à l’élaboration de recommandations politiques visant à inclure les forêts dans le prochain accord sur le climat.
« Jusqu’à maintenant, le Canada a préféré mesurer son rendement avec les méthodes habituelles et sans tenir compte de l’avenir. Cependant, il est difficile de démontrer que cette pratique respecte l’intégrité environnementale. Nous espérons et demandons au gouvernement de corriger ses pratiques et de les baser sur les calculs d’émissions réelles. Sans ces modifications, les chiffres d’émissions du Canada ne seront jamais représentatifs de ses émissions de gaz », conclue Chris Henschel.
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Outre la SNAP, l'Initiative boréale canadienne est l'autre organisme canadien à avoir apposé sa signature sur le document qui sera acheminé à l'ONU.
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