La nature sauvage gagne du terrain : 8% d’aires protégées au Québec
La SNAP Québec salue l’atteinte de cet objectif
Saint-Bruno-de-Montarville, le 29 mars 2009 – La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP Québec) félicite le gouvernement québécois pour l’ajout de 18 043 kilomètres carrés au réseau d’aires protégées du Québec. La conservation de 8 % du territoire est un important objectif qui était attendu depuis 2005. La SNAP Québec estime qu’il sera désormais possible pour la province de s’engager dans une démarche réellement durable, significative pour la conservation de la biodiversité et pour la lutte aux changements climatiques. Jean Charest a d’ailleurs rappelé ce matin sa promesse de protéger 50% du Nord québécois.
Le Nord dans la mire
Territoire fragile mais riche et prisé par nombre d’industriels, le Nord québécois mérite une plus grande protection. En ce sens, l’annonce d’aujourd’hui apporte un répit à des sites à haute valeur écologique tels que le Fjord-Tursukattaq ou le lac Sérigny. Cet immense territoire dont le sol et le sous-sol agissent en tant que puits et réservoirs de carbone sont cruciaux dans notre lutte aux changements climatiques. «La conservation de notre nature sauvage est vitale non seulement pour les espèces menacées telles que le caribou forestier, mais aussi pour ses services écologiques (filtration de l’air et de l’eau, captation de carbone). Elle est aussi nécessaire pour l’espèce humaine qui aura à vivre avec des perturbations écologiques si rien n’est fait», explique Marie-Eve Marchand, associée à la SNAP Québec. La nécessité d’un objectif de protection d’au moins 50 % dans le nord, basé sur des critères scientifiques rigoureux, permettra au Québec d’agir pour un environnement sain et de se positionner à la tête d’un mouvement mondial de développement durable digne du XXIe siècle.
Terres et savoir autochtones
«Les Premières Nations et les Inuits détiennent un savoir ancestral sur ce patrimoine naturel et leur implication dans tout processus de protection représente un avancement énorme pour la conservation et le développement équilibré du Québec», précise le directeur de la SNAP Québec, Hervé Jodoin. La SNAP Québec souhaite rappeler au gouvernement que des outils doivent être mis en place, autant au niveau scientifique que social, pour créer un réel réseau d’aires protégées interconnectées, qui fera du Québec un exemple d’avant-gardisme en conservation du patrimoine naturel et dans la lutte contre les changements climatiques.
La communauté scientifique internationale insiste de plus en plus sur l’importance des aires protégées. La richesse du Québec, de par sa biodiversité, l’immensité de son territoire et le savoir de ses communautés autochtones et régionales, représente une opportunité à saisir autant dans le nord que dans le sud de la province.
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Pour plus d'information :
Sophie Paradis
Coordonnatrice aux communications
SNAP Québec
514 603-7627
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