Malgré un budget déficitaire, des engagements prometteurs pour l’environnement

Montréal, 20 mars – En période de crise économique et de la biodiversité, la Société pour la nature et les parcs du Canada section Québec (SNAP Québec) émet quelques bémols sur les annonces du budget de Québec. En effet, les engagements que prendra le gouvernement au cours de la prochaine année en matière de protection de l’environnement nous portent à croire qu’une autre étape sera franchie, après l’atteinte du 8% en aires protégées, mais encore trop peu pour faire du Plan Nord un véritable plan durable.

Un peu plus pour l’environnement

La SNAP Québec tient à souligner l’augmentation de 8,7 % des sommes allouées au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. «Dans le cadre d’un budget déficitaire, ces 235,6 M$ supplémentaires laisseront souffler davantage un ministère qui a été trop longtemps négligé. Augmenter son budget nous laisse croire que plus d’attention sera portée à la conservation de notre nature sauvage et au développement durable et responsable de nos richesses naturelles», estime Hervé Jodoin, directeur général de la SNAP Québec.

De plus, la somme de 50 M$ sur cinq ans qui sera investie dans l’agrandissement et la création de parcs nationaux dans le Québec méridional répond à un besoin flagrant, maintes fois signalé par la SNAP Québec et d’autres organismes environnementaux, de l’importance de protéger et de bien gérer les actuels parcs nationaux, trésors publics, et de conserver dans le Sud québécois une biodiversité trop souvent mise à l’épreuve par l’activité humaine.

Un petit pas vers le 50 %

«L’intention du gouvernement de créer des aires protégées sur 12 % du territoire au nord du 49e et d’y allouer, jusqu’en 2011, 1,2 M$, est une excellente nouvelle», ajoute Hervé Jodoin. Cependant, la SNAP Québec est consciente que la promesse à plus long terme de protéger 50 % sur l’ensemble du territoire couvert par le Plan Nord ne s’est toujours pas concrétisée dans le budget, ce qui retardera l’évaluation des hautes valeurs de conservation sur près de 70 % du territoire québécois. «L’échéancier que s’est donné Québec pour protéger 12 % des milieux naturels situés dans cette région essentielle à notre lutte aux changements climatiques ne devra pas s’arrêter après 2011 et le gouvernement devra considérer avec sérieux l’importance de conserver ce vaste territoire, en accord avec les communautés autochtones et locales, avant de débuter la construction d’infrastructures qui pourraient compromettre l’avenir de notre nature sauvage et un réel développement durable du Plan Nord», souligne Patrick Nadeau, coordonnateur de la conservation et de la foresterie à la SNAP Québec.

La SNAP Québec croit fermement que la protection de notre patrimoine naturel, en équilibre avec le développement de projet économique et social, permettra à la population québécoise de maintenir sa richesse collective par un développement durablement responsable. Les Québécois ont la chance de faire du « Nord » un modèle mondial exemplaire pour la lutte aux changements climatiques, la perte de biodiversité et développer une économie verte tout en s’ajustant aux valeurs du XXIe siècle.

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Sophie Paradis
Coordonnatrice aux communications
SNAP Québec
514 603-7627