Iles-de-la-Madeleine

Les Îles-de-la-Madeleine sont situées en plein cœur du golfe du Saint-Laurent. Bien que plus rapproché des provinces atlantiques, l’archipel fait partie de la province de Québec depuis 1774. La superficie du territoire terrestre est de 202 km² auxquels s'est ajouté 60 km² de sable découvert ou faiblement immergé lors de la marée basse. En 2001, 12 820 madelinots y étaient dénombrés. L’activité économique essentiellement saisonnière gravite autour de deux domaines majeurs : l’exploitation et transformation des ressources halieutiques ainsi que le tourisme.
Le littoral est caractérisé par des falaises, des longues plages de sable, des dunes et des baies. Les Îles-de-la-Madeleine sont situées dans une mer semi-enclavée relativement peu profonde (80 m en moyenne). Ainsi, c’est la région marine la plus chaude de l’est canadien ce qui favorise la présence d’espèces absentes ou très rares pour une telle latitude nordique telle une population relique d’huîtres. Le crabe des neiges, le homard et les pétoncles y sont retrouvés en plus de nombreuses espèces de poissons (morue franche, plie canadienne, merluche blanche, lançon, flétan atlantique, maquereau, capelan, hareng). Une multitude d’oiseaux nichent aux abords des eaux et les canards de mer et oiseaux de rivage y font escale lors de leurs migrations. La glace au large se transforme en échoueries pour les phoques du Groenland et à capuchon qui y mettent bas au printemps. Les phoques et les cétacés sont occasionnellement observés, en migration vers leurs territoires d’alimentation ou de mise bas.
La sterne de Dougall menacée

Photo Jens Erickson
Espèce en voie de disparition au Canada et susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable au Québec, la sterne de Dougall a élu les Iles-de-la-Madeleine comme seul site de nidification au Québec.
Cet oiseau marin est spécialisé dans la pêche aux petits poissons d'eau salée et niche en colonie parmi d'autres espèces de sternes, comme la Sterne pierregarin (Sterna hirundo) et la Sterne arctique (Sterna paradisaea), qui sont plus agressives envers les prédateurs. Comme ces colonies ne s'installent que là où l'humain et les prédateurs sont absents, il est d'autant plus important de protéger son territoire afin de préserver cette espèce unique au Québec. Les îlots isolés, comme les Iles-de-la-Madeleine, représentent donc des sites idéaux pour l'établissement d'une colonie.
La sterne de Dougall a une répartition mondiale disjointe et n'est présente en abondance dans aucune région. On la trouve surtout en Europe de l'Ouest, au nord-est de l'Amérique du Nord, dans les Antilles et dans certaines régions tempérées d'Asie. Le Canada représente sa limite nord de répartition et abrite environ 100 couples de sternes de Dougall, ce qui représente 3 % de la population mondiale. Aux Îles, on retrouve cette sterne sur l'île aux Cochons, sur l'île du Chenal et sur le Deuxième Îlet. L'hiver, cette espèce vole vers les côtes de l'Amérique du Sud.
Protéger ces ressources fantastiques
La mission de la SNAP Québec dans ce projet est d’informer et de rassembler les différents acteurs impliqués dans l’établissement d’une aire marine protégée aux Îles-de-la-Madeleine pour promouvoir l’utilisation durable des ressources marines et côtières.
Pour nous donner un coup de main, signez notre pétition en ligne pour la protection de notre milieu marin !
