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Aménagement écosystémique
Le concept d’aménagement écosystémique compte aujourd’hui une multiplicité de définitions, ce qui entraîne parfois une certaine confusion dans le milieu scientifique ou gouvernemental quant à ses réelles applications sur le terrain. On s’entend néanmoins sur les grands éléments conceptuels. De manière générale, l’aménagement écosystémique consiste en un ensemble de pratiques « proches de la nature », devenant donc l’un des ingrédients essentiels de l’aménagement durable des forêts (la présence d’un réseau d’aires protégées efficaces serait un autre ingrédient essentiel).
Ainsi, la Commission Coulombe de 2004 retenait la définition suivante de l’aménagement écosystémique : « Un concept d’aménagement forestier ayant comme objectif de satisfaire un ensemble de valeurs et de besoins humains en s’appuyant sur les processus et les fonctions de l’écosystème et en maintenant son intégrité. »
Similairement, un récent ouvrage intitulé l’Aménagement écosystémique en forêt boréale proposait : « Une approche d’aménagement qui vise à maintenir des écosystèmes sains et résilients en misant sur une diminution des écarts entre les paysages naturels et ceux qui sont aménagés afin d’assurer, à long terme, le maintien des multiples fonctions de l’écosystème et, par conséquent, de conserver les bénéfices sociaux et économiques que l’on en retire. »
Sur le terrain, les pratiques d’aménagement écosytémique peuvent s’inspirer des forêts naturelles de plusieurs manières. Par exemple, on peut employer des types de coupes qui se calquent autant que possible sur les perturbations naturelles que subissent la région (feux, chablis, épidémies d’insectes, etc.). On peut aussi veiller à conserver une structure de peuplement plus variée (arbres d’âges différents, arbres morts sur pied et au sol, arbres de gros diamètres, etc.) que les méthodes traditionnelles, qui ont tendance à simplifier la structure des forêts – donc de les éloigner de leur état naturel. Évidemment, l’intégration des connaissances scientifiques sur les relations écologiques du milieu s’avère essentielle, particulièrement pour mieux comprendre la variabilité naturelle des écosystèmes.
