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Parcs pour toujours

Les parcs nationaux constituent les joyaux du réseau d’aires protégées du Québec. Leur double mission de conservation et d’éducation est essentielle et il est primordial d’assurer la survie des parcs… pour toujours.

Les plus connues de nos aires protégées sont sans contredit les parcs nationaux, des territoires qui protègent certains de nos plus beaux espaces naturels. Qui ne connait pas les parcs nationaux de la Gaspésie, du Mont-Tremblant ou du Mont-Orford, sous la responsabilité du gouvernement du Québec, ou les parcs nationaux fédéraux Forillon, de la Mauricie, ou la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan?

Depuis la mise en place du premier parc québécois en 1895, le parc de la Montagne-Tremblante, le réseau des parcs nationaux québécois n’a cessé de croître et l’on y compte aujourd’hui 24 parcs nationaux. Malgré leur notoriété, ces 24 parcs ne couvrent toutefois que 11 087 km2, soit 0,66 % de la superficie du Québec, ce qui est fort peu. Les trois représentants du réseau canadien des parcs nationaux couvrent quant à eux 897 km2, soit à peine 0,05 % du Québec

Le réseau de parcs nationaux a comme objectif de protéger pour les générations futures les meilleurs exemplaires de toute la diversité biologique du Québec. Des forêts feuillues du sud du Québec jusqu’à la toundra du Nunavik, des îles de Boucherville jusqu’aux hauts sommets de la Gaspésie ou des monts Torngats, les parcs nationaux forment un échantillonnage représentatif des milieux naturels du Québec.

Les parcs nationaux interdisent toute forme d’activité industrielle (foresterie, industrie minière et développement énergétique) et ils ont comme priorité absolue la préservation de l’intégrité écologique du territoire. En plus de cette mission de conservation, les parcs nationaux ont une importante mission d’éducation en rendant certaines parties accessibles au public, que ce soit pour des activités d’interprétation ou des activités de récréation à faible impact (camping, randonnée pédestre, canotage, pêche, etc.)

Le travail de la SNAP
La SNAP contribue à la mise en place du réseau des parcs nationaux, entre autres, en participant à leur planification, à la bonification de leurs limites ainsi qu’aux audiences publiques précédant leur création. Par exemple, nous appuyons les Inuits dans leur volonté d’inclure la rivière Nastapoka dans le projet de parc national Tursujuq, protégeant ainsi une population unique au monde de phoques communs d’eau douce. 

La SNAP veille à ce que l’intégrité écologique de nos parcs nationaux soit préservée et nous intervenons activement lorsque des projets de développement menacent des parcs nationaux. C’est le cas par exemple de projet d’exploration uranifère Matoush, à quelques kilomètres seulement des limites du projet de parc national Albanel-Témiscamie-Otish (ATO). C’est le cas aussi du projet de prolongement de la route 167 vers les monts Otish, route qui sera utilisée intensivement par l’industrie minière et qui traversera le projet de parc national ATO sur une distance de 64 km.

Et qui ne se souvient pas de la saga du parc national du Mont-Orford alors que le gouvernement voulait extraire du parc national et privatiser une grande partie du mont Orford, le cœur et l’âme de ce parc national. La SNAP, en collaboration avec SOS Orford, a joué un rôle déterminant dans l’abandon du projet et la réinsertion des territoires dans les limites du parc national.

Depuis plusieurs années, la SNAP siège au comité consultatif sur les parcs nationaux du Québec.